Prêté par Fafa (merci!!) et lu dans les transports, quatres nouvelles captivantes de Yukio MISHIMA.
Mishima, Mishima...vous avez surement déjà entendu parler de cet écrivain, qui, après la parution de
Confessions d'un masque, roman présumé autobiographique qui
raconte la vie d'un jeune homme qui combat ses penchants homosexuels, connut un succès international et une fin pour le moins originale.
Il écrivit de nombreux ouvrages : 18 pièces de théâtre, 20 recueils de nouvelles, au moins 40 romans, des récits de voyages et une vingtaine d'essais..En 1970, à l'âge de 45 ans, il se
rendit au Ministère des Armées, prit en otage le général commandant et prononça un discours devant les troupes en faveur du retour au Japon traditionnel et de l'Empereur. Hué par les soldats,
déshonoré, il se suicide en respectant le rite traditionnel
seepuku, et s'éventre.
Quatre nouvelles composent ce recueil; comme d'hab, un petit résumé :
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Dojoji : Où l'on découvre l'histoire hors du commun d'une armoire non moins extraordinaire, contée par la belle danseuse Kiyoko.
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Les Sept Ponts : Les pérégrinations de trois geishas et d'une servante, qui doivent traverser sept ponts, la nuit de la pleine lune de septembre afin que leurs
voeux les plus chers se réalisent.
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Patriotisme : Le suicide rituel d'un couple, unis dans la mort et le respect des traditions, après une dernière nuit d'amour.
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La Perle : Quatre vieilles amies, réunies pour l'anniversaire de l'une d'entre elles : qui a donc avalé (ou volé) la perle que l'hôtesse a perdu près du gâteau ?
Intrigues, accusations et déshonneur au menu.
J'ai particulièrement aimé "Patriotisme". Mishima sublime la mort, transforme la douleur en insoutenable beauté :
"La souffrance que contemplait Reiko flambait aussi fort que le soleil d'été [...]. Reiko voyait son mari accéder à un autre univers où l'être se dissout dans la douleur, est emprisonné dans la
douleur et nulle main ne peut l'en approcher.[...] Elle se disait qu'elle allait connaitre la souffrance qui avait ouvert un tel gouffre entre elle et son mari, que cette souffrance deviendrait une
part d'elle même, et elle ne voyait là que le bonheur de pénétrer à son tour dans un domaine que son mari avait déjà fait sien."
Note : 8.5/10
Mon P'tit Plus : Patriotisme, pour l'esthétique.
Mon P'tit Moins : Rien ne m'a spécialement gêné, ces nouvelles sont différentes mais toutes intéressantes.