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Lundi 3 novembre 1 03 /11 /Nov 18:37

Chose promise, chose due : à peine l’article sur Goethe publié, je m’attelle à la tache de vous parler d’ « Un homme et son péché » de Claude Henri Grignon.

Monument de la littérature québécoise, ce roman a été réédité de nombreuses fois, adapté à la radio sous forme de feuilletons (pendant 23 ans !!) et a fait l’objet de deux films au cinéma.

 

Résumé d’Un homme et son péché :

 

Fin 19eme, dans la région de Saint Adèle, Québec.

 

Séraphin Poudrier est le plus grand avare que le monde ait jamais connu. Cultivateur de son état, mais surtout usurier et préteur sur gages, il porte à sa fortune un incommensurable amour. Il n’existe nulle âme dans le village à qui il n’ait pas prêté un jour de l’argent à des taux avantageux … pour lui. Au premier étage, soigneusement dissimulé dans un sac de grains se trouve le plus grand trésor de Séraphin Poudrier : la bourse de cuir qui contient toute sa fortune. Chaque jour, plusieurs fois par jour même, il se rend discrètement dans cette pièce lugubre, plonge sa main dans le sac de grains et caresse tendrement sa bourse, amoureux comme il est des pièces sonnantes et des doux billets qu’elle contient.

 

Homme solitaire par excellence, à l’affut de la moindre économie, Séraphin est ravi lorsqu’en échange d’un billet non payé, un emprunteur lui donne sa fille, Donalda, à marier.

Donalda, jeune femme pleine de vie et de santé, a à peine 23 ans. C’est une fille forte, fraiche et travailleuse, qui voue à son avare de mari un respect absolu teinté de crainte.

Séraphin décide, par souci d’économie, de ne pas aimer Donalda, pas même physiquement. Il a vu des hommes dépenser tout leur argent et perdre la tête pour des jolies femmes. Il s’évite un tel comportement en transformant sa jolie et jeune femme en bête de somme. Première levée, dernière couchée, Donalda travaille dur, et dans des conditions effroyables, pour satisfaire son pingre de mari. Ils ne se nourrissent que de galettes et de soupes de cartilage, préparées pour la semaine. Ils économisent sur le bois de chauffage, le linge, la nourriture et même…les soins.

 

En effet, lorsque Donalda tombe malade, Séraphin, voulant à tout prix éviter le prix d’une consultation, laisse trainer les choses, persuadé, ou plutôt espérant, qu’elle se remettra d’elle-même. Ce n’est que plusieurs jours plus tard, lorsque son cousin Alexis, vient rendre visite à Séraphin que le médecin sera contacté. Trop tard, naturellement. Le lecteur assiste à la mort lente et douloureuse de cette pauvre Donalda qui, en une année de mariage, ressemble déjà à une vieille femme tant le vice de cet homme a rendu ses conditions de vie difficiles.

 

Quelle sera la fin de Séraphin Poudrier ? Va-t-il payer pour son péché, dans cette vie ou dans l’autre ? Est-il possible qu’un tel homme existât ? La réponse dans cet excellent roman à l’écriture fluide et à l’histoire attrayante ! Cela ne m’étonne pas que ce roman ait la faveur des québécois, et des autres !

 

A recommander, donc.

Publié dans : Auteurs G (Goethe,Giono, Gide...)
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