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Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /Déc /2009 22:21

Le Livre de Poche proposait la semaine dernière un défi aux blogueuses : Lire et critiquer dans un délai assez court, le deuxième tome de l'épopée médiévale de Ken Follet, la suite des Piliers de la Terre : Un monde sans fin. Quelques mille quatre cent pages de combats à l'épée, de peste, d'amours contrariés et d'intrigues alambiquées m'attendaient.

Heureusement cette semaine j'ai pu profité d'assez nombreuses heures de lecture, notamment grâce à la grève des conducteurs sur la ligne A. Je vous salue, Messieurs, et au passage, je suis indignée par l'attitude méprisante du gouvernement à votre égard. Je regrette que vous ayez perdu votre combat, et autant de jours de salaire en ces temps de fêtes. Ça, c'est dit. Retournons à nos lectures. Ken Follet, donc. Un Monde Sans Fin.

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Résumé d'un monde sans fin :

 

Quelques générations après Aliéna et les autres héros des Piliers de la Terre, nous retrouvons la ville de Kingsbridge, son prieuré, ses marchands et ses paysans.

Quatre enfants partagèrent un jour un étrange secret, après qu'ils aient assisté à un règlement de compte dans la foret interdite. Ces quatre enfants, de condition sociale et de caractères différents accompagneront le lecteur tout au long du roman. Devenus adultes, ils devront affronter de nombreuses épreuves, et subir les revers du sort.

 

Les duels et les rancœurs, les luttes de pouvoir et la peste, l'obscurantisme et l'amour passioné jalonnent ce roman fleuve, dans l'exacte lignée du précédent tome.

 

Commentaire :

 

Mitigé. Pour dire vrai, j'ai eu l'impression de lire un remake des Piliers de la Terre, que j'avais néanmoins apprécié. Rien de vraiment neuf dans ce Ken Follet : les prêtres luttent toujours contre la puissance croissante des marchands; malgré les humiliations infligées, des femmes de faible condition vibrent d'amour, pour des bellâtres sans personnalité, les puissants sont malfaisants, et les travailleurs braves et courageux.

 

J'ai souvent eu l'occasion de vérifier, à l'exception près qu'est Belle du Seigneur d'Albert Cohen, la théorie selon laquelle plus une œuvre de fiction est longue, moins elle a de chance d'être talentueuse tout le long. C'est le cas une fois de plus avec Un Monde sans Fin. Agréable à lire la plupart du temps, le roman devient parfois pénible tant les issues trouvées par les héros à certaines situations sont sans surprise. Sans parler de la similitude parfois révoltante des personnages ou des événements.

 

Rien d'exceprtionnel donc dans ce deuxième volume. Je dirais même que Ken Follet se moque du monde.

Tome un : Le lecteur entre dans la vie de Jack le Bâtisseur roux qui se languit d'amour pour la caractérielle et inaccessible Aliéna, qu'il aime depuis l'enfance.

Tome deux : Merthin le rouquin, fasciné d'architecture et constructeur émérite n'a d'yeux que pour la belle et forte Caris, idéal féminin rebelle et audacieuse. Leur amour date également de l'enfance.

 

En résumé : la lecture reste plaisante... une fois la colère suscitée par le manque de renouvellement de l'auteur passé.

Publié dans : Auteurs F (Faulkner, Fitzgerald...) :
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