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Auteurs V (Vian...) :

Mardi 6 octobre 2009
Toujours dans la série des romans rapportés gentiment par mon papa il y a une quinzaine de jours, voici le commentaire de "Les filles, c'est vraiment des pauvres types" de Christine Van de Putte.



Résumé :

Bibile habite dans le Nord, dans les années 60. Dans son jardin il y a un marronnier qui parle. Avec son frère aîné Sylvain, c'est la bagarre quotidienne, les jeux dans la boue, les virées chez les voisins pour voir la télé.

Papa, c'est le chef, celui qui connaît tout et celui qui met des bonnes raclées à Sylvain. Bibile, elle, grâce à sa voix perçante et aux cris de goret qu'elle pousse dès qu'il s'approche, échappe aux corrections paternelles.
Un jour, De Gaulle traverse le village. Un autre jour, les parents l'oublient chez les gentils voisins, mais c'est pas grave, ils ont la télé. Et puis l'amie de Bibile s'enfuit, parce que Syvlain est vraiment insupportable.
Une autre fois, Sylvain écrase Bibile avec la voiture familiale. Et puis Bibile confie au marronnier qu'un jour elle aura une caravane. Et qu'ils partiront ensemble découvrir le monde, et être tranquilles.

De toute façon les filles, c'est vraiment des pauvres types, c'est Syvlain qui l'a dit.

Commentaire :

Bien écrit, farfelu, divertissant. On passe un bon moment avec Bibile et sa drôle de famille.


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Vendredi 18 avril 2008
Je me rappelais avoir essayé de lire "L'écume des jours" de Boris Vian quand j'étais au collège...et la seule chose dont je me rappelle et que ça ne m'avait pas plu et que j'avais laissé tomber.

J'ai donc renouvellé l'expérience avec "L'arrache Coeur", et je suis enchantée de l'avoir fait. C'est un livre unique, farfelu, touchant et drôle.



Résumer l'Arrache Coeur est une tache bien trop difficile pour moi, je me contenterai donc de vous parler du début du roman :

Jacquemort, psychiatre de son état, a un gros problème : il ne ressent aucune émotion. Il est venu dans le village où se déroule l'action pour procéder à une espèce d'identification : il veut psychanalyser une personne, intégralement, afin de lui "voler" ses désirs et ses envies, pour pouvoir les ressentir à son tour.

Au détour d'un chemin, Jacquemort aperçoit "la maison" et entend des cris à l'intérieur. Il se précipite et trouve Clémentine, la maîtresse des lieux, terrassée par les douleurs de l'enfantement. Il aidera Clémentine à accoucher de ses "trumeaux", libérera son mari qu'elle avait enfermé pour le punir de l'avoir mise enceinte, et s'installera finalement dans la maison.

Clémentine quand à elle, développera un amour possessif et obsessionnel pour ses enfants, et les trumeaux...se mettront à voler grâce aux limaces bleues.

Je ne peux pas vous en dire plus...C'est un livre absolument étonnant, drôle et fantasque, et en même temps très poétique.Je crois que les thèmes de la psychanalyse, de l'amour maternel débordant, de la honte et des conventions sociales en font un livre assez proche des surréalistes.. Mais je ne connais pas assez bien ce mouvement pour l'affirmer !

Note : 9/10
Je le recommande. On passe un très bon moment.

Un petit extrait des pensées de Clémentine :

"Les enfants appartiennent à leur mère. Puisqu'elles ont eu mal en les faisant, ils appartiennent à leur mère. Et pas à leur père. Et leurs mères les aiment, par conséquent, il faut qu'ils fassent ce qu'elles disent. Elles savent mieux qu'eux ce qu'il leur faut, ce qui est bon pour eux, ce qui fera qu'ils resteront enfants le plus longtemps possible.Les Chinoises, on leur met les pieds dans des chaussures spéciales. Peut être des bandelettes. Ou des petits étaux. Ou des moules d'acier. Mais en tout cas, on s'arrange pour que leurs pieds restent tout petits. On devrait faire la même chose pour des enfants entiers. Les empêcher de grandir. Ils sont bien mieux à cet âge la. Ils n'ont pas de besoins. Ils n'ont pas de désirs. Plus tard, ils vont pousser. Ils vont étendre leur domaine. Ils vont vouloir aller plus loin. Et que de risques nouveaux. S'ils sortent du jardin, il y a mille dangers supplémentaires. Que dis-je mille ? Dix mille. Et je ne suis pas généreuse."



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