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Auteurs L (Lawrence, Levi...) :

Lundi 2 février 2009

Décidément, c’est une bien mauvaise habitude que j’ai prise que de lire les romans avant de les offrir. Celui-ci, « Le Culte de la Charogne » d’Albert Libertad, faisait partie des cadeaux destinés à mon papa, qui me l’a gentiment prêté aussitôt que je le lui ai offert.

 

J’y ai découvert un courant politique sur lequel je n’avais que des préjugés, et qui m’a donné envie d’en savoir plus sur l’anarchisme, sur leurs idées, et sur les hommes courageux qui ont fait naître ce courant.

 

Résumé du « Culte de la Charogne » de Libertad :

 

Ce livre est une anthologie des textes écrits et publiés entre 1897 et 1906 par le féroce et très controversé Albert Libertad.  Du repos forcé le dimanche à l’inepte fête du 14 juillet, des faux révolutionnaires aux socialistes enragés qui ferment le débat à grands coups de béquilles plombées, de l’ouvrier qui courbe la tête à l’aristocrate oisif qui lui prend sans scrupule (et sans révolte !) le fruit de 15 heures de labeur quotidien, de la liste non exhaustive des taches et travaux inutiles à ceux que l’auteur glorifie comme salutaires au bien commun, nombre de sujets sont abordés dans ce recueil.

 

Ce qui est le plus intéressant selon moi, c’est de comparer et d’examiner les similitudes de la société du début du 20eme siècle à celle d’aujourd’hui.  

Le Culte de la Charogne, non content d’informer le lecteur sur un courant de pensée relativement méconnu (en dehors des traditionnels clichés…), entraine le lecteur dans une réflexion générale sur l’évolution de la société et de ses mœurs.  

Voulons nous vraiment d’une société telle que celle-ci (et c’est particulièrement vrai en cette période de troubles sociaux) ? Souhaitons-nous réellement changer les choses ? A commencer par les fondements d’une organisation dans laquelle les faibles sont de plus en plus exploités et abusés ? Et les riches de plus en plus puissants ? Jusqu’ou chacun d’entre nous est il près à aller pour prendre, fut-ce par la force, le chemin de la liberté ?

 

Un extrait :

Tu te plains de la police, de l’armée, de la justice, des casernes, des prisons, des administrations, des lois, des ministres, du gouvernement, des financiers, des spéculateurs, des fonctionnaires, des patrons, des prêtres, des proprios, des salaires, des chômages, du parlement, des impôts, des gabelous, des rentiers, de la cherté des vivres, des fermages et des loyers, des longues journées d’atelier et d’usine, de la maigre pitance, des privations sans nombre et de la masse infinie des iniquités sociales.

Tu te plains ; mais tu veux le maintien du système où tu végètes. Tu te révoltes parfois, mais pour recommencer toujours. C’est toi qui produis tout, qui laboures et sèmes, qui forges et tisses, qui pétris et transformes, qui construis et fabriques, qui alimentes et fécondes !

 

Quelque soit votre opinion politique, ou la tendance à laquelle vous appartenez, je vous conseille de lire ce recueil, réédité chez Agone.  Pour le témoignage historique d’un homme engagé au début deu siècle. Pour la force de son écriture, pour les questions épineuses qu’il soulève, pour tout simplement le talent et la passion qu’on sent sous chaque mot, chaque phrase de Libertad.

 

Commentaire :

 

J’ai vraiment beaucoup apprécié cette anthologie. Certaines questions me bouleversent. La tyrannie du suffrage universel (en ces temps sarkoziens), le pouvoir du vote, la résignation, la prostitution, la misère et les différentes formes de combat. Vraiment très intéressant.


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Mercredi 24 septembre 2008

En cette période de reprise du travail, je ne pense pas trop à nourrir mon blog. Du coup, j’ai trois commentaires de retard : Amants et Fils de D.H.Lawrence, Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley et Tendre est la nuit de Scott Fitzgerald. Que d’articles en perspective !

 

Commençons donc par Amants et Fils, achevé il y a une dizaine de jours déjà.

 

Résumé :

 

La famille Morel vit dans un village prés de Nottingham, dans une région minière du nord de l’Angleterre. Mr Morel, charmant et solide au début de son mariage, devient vite alcoolique et paresseux, voire violent. Malgré cela, les Morel auront quatre enfants : William, Paul, Annie et Arthur.

Mme Morel entretient une relation très puissante et fusionnelle avec ces deux ainés. Elle place de grands espoirs en William, et partage sa réussite professionnelle comme ses déboires amoureux.

Lorsqu’il meurt d’une pneumonie, Gertrude Morel est très affectée.

Elle reporte alors son amour sur Paul, et noue avec lui des liens encore plus étroits et exclusifs qu’auparavant. Pour Paul, aucune femme ne peut rivaliser avec cette petite femme parfaite, droite et prête à se sacrifier jusqu’à l’abnégation pour ceux qu’elle aime. Sa mère représente un idéal pur et inaccessible. 

Lorsque Paul rencontre Miriam, sa mère se sent terriblement mise à l’ écart. Elle reproche, sans toutefois lui en parler directement, à Paul de se laisser absorber par cette fille, qui, selon elle, ne « le laissera jamais devenir un homme ». Miriam, pourtant, ressemble quelque peu à Mme Morel, ne serait ce que par son sens aigu du sacrifice. Après une longue relation, au cours de laquelle l’abnégation de Miriam pousse Paul à se montrer souvent cruel envers elle, ils découvriront ensemble l’amour physique…et c’est un des événements qui mettra fin à leur relation. Miriam, mystique et religieuse, ne retrouve pas dans les yeux du Paul avec qui elle fait l’amour, l’homme qu’elle aime. Trop élevée spirituellement pour pouvoir apprécier les relations physiques, elle ne les accueille que par sacrifice pour Paul. Celui-ci se lassera d’ailleurs bientôt de Miriam, et portera le regard sur une de ses amies, Clara Dawes.

Clara travaille dans la même fabrique que Paul. Elle vient de se séparer de son mari Baxter, et traine derrière elle une réputation de misandre patentée.  Paul entretient avec Clara une relation intense et compliquée. Mme Morel  toujours aussi omnisciente dans la vie de son fils désapprouve la relation de son fils avec cette femme, qui, bien qu’élégante et distinguée, est tout de même séparée de son mari, ce qui n’était pas dans les mœurs de l’époque.    

 

Quelques soient les femmes qui défilent dans la vie de Paul, sa mère reste l’unique et le seul idéal auquel il rêve. Elle tient, par son comportement et la façon dont elle montre à Paul son affection, les cordons de la vie de son fils entre ses mains, et peut l’influencer en tout.

 

Un beau roman, dont le caractère autobiographique peut être, selon moi contesté, et le premier roman anglais issu de la classe ouvrière et qui lui est consacré.

Autour d’Œdipe danse la famille Morel, et le lecteur en est ravi. Une œuvre d’avant-garde !!


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Vendredi 28 mars 2008

Je n'avais encore jamais lu de témoignage sur l'extermination des juifs.
Primo Levi a recours délibérement "au langage sobre et posé du témoin plutôt qu'au pathétique de la victime ou à la véhémence du vengeur", ses paroles n'en ont que plus de sens et plus de portée.


images.jpg Primo Levi témoigne : de son arrestation en Italie, de son voyage dans les wagons à bestiaux, de son arrivée à Auschwitz, des règles du camp, des trésors d'ingéniosité dont font preuve les nazis pour oter à ses hommes, non pas seulement la liberté, ni meme la vie, mais leur dignité d'homme, afin de les ravaler au rang d'animal.

Je ne sais vraiment pas comment résumer ce témoignage, tant il m'a bouleversé.

Lorsqu'on parle de devoir de mémoire, ce n'est pas à la légère...Ces évenements, l'extermination de millions de juifs, a réellement eu lieu. L'époque nous parait peut etre lointaine, les faits mille fois répétés, nous ne devons jamais oublier qu'un jour ces horreurs se sont produites, le meurtre de millions de personnes.

Ce témoignage, comme tout ceux qui concernent la Shoah doit nous servir de sonnette d'alarme..notamment à l'heure de l'immigration choisie, de l'exploitation des pays sous developpés par les pays développés, des camps de rétention en France et de bien d'autres evenements plus ou moins reliés au fachisme et aux idées qu'il véhicule. A bon entendeur, lisez le..maintenant...

Note : je n'aurais certainement pas la prétention (pour une fois!) d'y mettre une note.


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Vendredi 7 mars 2008

J’ai reçu un nouveau carton de bouquins de mon site préféré : livrenpoche.com (voir la page sur eux).
 
250px-L-C3-A9gended-27Henri_III.jpg


En fouillant parmi les 25 romans commandés, j'ai trouvé un livre à l'aspect un peu étrange : un ouvrage relié  pleine toile, des années 1960, à la couverture cartonnée complètement blanche. Au centre de la couverture, il ya une illustration représentant un coffre noir, sur lequel est posé un collier ancien en or, et, au premier plan, une dague et une épée. On retrouve la même illustration au dos du livre. De plus, les premières pages sont consacrées à une interview (avec photo!) de l'auteur, et à quelques reproductions de gravure anciennes. 

L'étrange aspect extérieur de ce roman m'a donné tout de suite envie de m'y mettre.

Evidemment il est difficile d'aborder ce roman sans connaitre au préalable les circonstances historiques de la période 1550-1590. Un petit rappel s'impose : 

Henri III est le dernier fils vivant de Catherine de Médicis, l'intrigante florentine. N'ayant pas de descendance, la couronne de France devra donc à sa mort, revenir à Henri de Navarre, son cousin protestant, ce qui, dans le contexte de guerre de religions, est inacceptable.
Entre en scène le Duc de Guise, Henri, dont le père François de Guise à été tué par un protestant et qui, par vengeance, a pris part au meurtre de l'Amiral de Coligny, chef de file protestant, pendant la Saint Barthelemy.  Soutenu par Philippe II d'Espagne, ce dernier ne tarde pas à devenir chef de la Ligue des Ultra Catholiques et tache d'obtenir que ce ne soit pas Henri de Navarre (protestant) qui monte sur le trône, mais plutôt le cardinal de Bourbon, catholique. 

Le roi Henri III prend vite ombrage de l'ambition et de la popularité grandissante du duc de Guise et de la Ligue Catholique et lui interdit l'accès à Paris. L'image du roi Henri III se détériore vite auprès de son peuple qui craint de voir un protestant monter sur le trône. La tension monte et des pamphlets circulent, ridiculisant le roi et ses penchants pour le luxe et les "mignons". Le 12 mai 1588, Henri de Guise, derrière lequel se range le peuple, brave l'interdiction royale et entre dans Paris, forçant le roi à s'enfuir à Chartres. Par peur de voir arrêter les chefs catholiques et par défi envers Henri III, les Parisiens élèvent des barricades : Le Duc de Guise prend possession de Paris, le roi est affaibli et humilié.
Le 23 décembre au soir, et au terme d'un coup monté préparé avec soin, le roi fait assassiner Henri de Guise dans son propre cabinet. 

Bon alors, vous y êtes ?? Tant mieux parce que ce roman nous raconte en détail, les événements qui ont conduit Henri III à ce "coup de majesté". 

Note : 7.5/10 

Mon P'tit Plus : un roman historique bien écrit et facile, à condition de connaitre déjà un peu le contexte. Des détails croustillants sur les intrigues et les personnalités, pour une meilleure compréhension des événements historiques.
Mon P'tit Moins : Je n'ai pas compris, ni apprécié que l'auteur fasse référence à des événements futurs, notamment à la révolution Française. Puisque le lecteur est plongé dans une période spécifique de l'histoire, pourquoi l'en sortir tout à coup ?


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