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Auteurs H (Hage, Hemingway..) :

Mercredi 27 mai 2009
Après plusieurs mois d'absence sur le blog, me voici de retour avec du temps et de la determination (oui,je sais j'ai deja promis d'etre rigoureuse !)à revendre.
De nouveau au chomage depuis fin février, mon absence sur la toile est la funeste conséquence de mes déboires professionnels. Etant donné que je n'effectue plus mes deux heures quotidiennes de transport en commun, je lis moins. Mea Culpa ;)

Mais heureusement BlogObook m'a sorti de ma léthargie littéraire en me faisant parvenir "Et dormir dans l'oubli comme un requin dans l'onde" de Steven Hall. Le premier roman de cet auteur anglais, que je viens à peine de terminer.



Résumé :

Eric Sanderson est amnésique. Un certain nombre d'indices laissés par l'ancien Eric Sanderson, avant qu'il ne perde la mémoire, l'amène à vivre une aventure extraordinaire. Selon Eric, il existe des poissons conceptuels partout dans le monde. Ces poissons se nourrissent des idées des hommes, de leurs pensées, de leurs souvenirs. L'un des plus gros requins, le ludovicien, traque Eric sans relache, le retrouvant dans la masse des concepts et idées créées par l'homme grace à ses pensées et ses habitudes. Heureusement, plusieurs tactiques permettent à Eric de lui échapper momentanément : il crée autour de lui une boucle conceptuelle, se cache parmi des livres ou adopte la physionomie et la personnalité d'un collègue.
Au cours de ses recherches sur son ancien lui meme, Eric rencontre Scout et le docteur Fidorous, deux etres dont la vie est entierement consacrée à la destruction du ludovicien, ou plutot a l'anéantissement d'une personnalité unique vivant dans plus d'un millier de corps, grace au ludovicien.

Commentaire :

Ca vous parait compliqué, n'est ce pas ? Et bien, ca l'est, rassurez vous. Ce premier roman m'a tout d'abord intrigué, puis très vite ennuyé enfin, franchement déçu. Je crois que le commentaire approprié serait : "Tout ça pour...ça ?".

Merci tout de meme a BlogObook, et à l'éditeur. Je me tourne de nouveau vers la littérature plus classique. Je viens d'ailleurs de recevoir "les ames mortes", "les enfants terribles", "frankenstein", " du coté de chez Swan" et bien d'autres encore. Je m'en régale d'avance.

A très bientot tous :D

Roxane


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Lundi 9 février 2009

Prêté dimanche dernier (merci Alex !) …fini lundi dernier. Ce roman de Nancy Huston (auteur que j’avais découvert avec le superbe « Empreinte de l’ange » revient dans mes lectures avec ce roman « Dolce Agonia ». Une belle découverte, moins bouleversante que le précédent, mais un bon moment de lecture.

 

Résumé de Dolce Agonia :

 

Douze convives sont réunis chez Sean, pour fêter Thanksgiving ensemble. Ce sont des poètes, des professeurs, des philosophes, des auteurs à succès, tous dans la cinquantaine, ou presque. Leurs histoires d’amour communes, leurs brouilles, leurs espoirs et même la fin à laquelle ils sont tous destinés nous sont révélées par Dieu lui même, narrateur de ce roman.

Des monologues intérieurs révélateurs de la complexité infinie de la nature humaine aux souvenirs qui se rappellent douloureusement à chacun lors de cette soirée, le lecteur sait tout de chacun des invités, et apprend à les connaître de l’intérieur.

C’est cette construction spéciale, couplée au talent de narratrice de Nancy Huston, qui, encore une fois, sait exprimer la souffrance intime de chaque personnage, qui rend ce roman intéressant et unique.

 

Commentaire :

 

Dolce Agonia m’a plu et j’ai passé un (court) et bon moment avec ce roman. Je regrette néanmoins que tout soit si rose et si sucré. J’aime la Nancy Huston de « l’empreinte de l’ange », qui sait si bien raconter la violence et la mort, le sexe et la cruauté. Elle m’a manqué ici. J’espère la retrouver dans « Instruments des Ténèbres », qui m’attend sur ma table de nuit.


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Lundi 22 décembre 2008

Résolution numéro un pour 2009 : De la rigueur, et de la discipline !! Dans la vie, dans le blog, dans le boulot partout… Il aurait fallu que j’en commande au Père Noel, car la rigueur est définitivement ce qui me manque le plus. Pour le prouver, voici un article que j’aurai du publier il y a déjà un moment.

En vous souhaitant un joyeux Noel à tous,

 

Roxane

 

Le Paradis Perdu d’Ernest Hemingway :

 

Né en 1899, premier enfant d’une famille nombreuse et relativement aisée, le jeune Ernest manifeste très tôt le gout de l’aventure qui sera la trame de nombre de ses romans.

A tout juste 18 ans, il s’engage en tant qu’ambulancier pendant la première guerre mondiale auprès de la Croix Rouge Italienne. Blessé au combat, il restera de longs mois à l’hôpital avant de rentrer aux Etats-Unis où il reprendra son poste de journaliste pour des organes de presse canadiens et américains.

Hemingway participera, en tant que combattant et/ou journaliste aux deux guerres mondiales et à la guerre d’Espagne aux cotés des républicains. Il suivra attentivement l’arrivée au pouvoir de Castro à Cuba, depuis l’Espagne. Les nombreuses horreurs qu’il a vues lors des batailles auxquelles il a participé ont fortement influencé son écriture, que ce soit au niveau du fond ou de la forme. En ce qui concerne le fond, nombre de ses romans ont pour thème la guerre et les batailles et présentent au lecteur des hommes durs, courageux et engagés. Au sujet de la forme, Hemingway a changé radicalement de style à la suite de ses expériences de soldat et de correspondant de guerre : il écrit désormais d’une manière très épurée, voire télégraphique. Auteur de nombreux romans tels que Pour qui sonne le glas (voir commentaire), En avoir ou pas, Le vieil homme et la mer, pour n’en citer que quelques un, il se suicidera en 1961.  Prix Nobel de littérature, il reste un des auteurs les plus importants de la première partie du 20eme siècle.

 

Commentaire de « Paradis Perdu » :

 

Les nouvelles qui composent ce recueil ont toutes été écrites entre 1921 et 1938. On y retrouve les thèmes chers à Hemingway : les hommes et leurs émotions, sur fond de guerre et d’exotisme. Difficile de résumer autant de nouvelles en un seul article.

Certaines de ces nouvelles m’ont particulièrement plu. Je pense notamment à « La grande rivière au cœur double » qui raconte l’immersion en pleine nature de l’inévitable Nick (personnage récurrent des écrits d’Hemingway).  On reconnaitra le style télégraphique dont j’ai parlé tout à l’heure dans l’extrait qui suit.

 

Déposé par le train dans une région déserte, sans gare, ni bourgade, Nick entame l’ascension pénible d’une montagne qu’il a connue dans le passé, afin de rejoindre le cœur d’une forêt où il pourra s’adonner à sa passion de la pêche et …de la solitude. Au sein d’une nature luxuriante, Nick s’installe, campe, mange, pêche, pense. Et la communion de l’homme avec la nature se fait sentir, tout comme l’idée farfelue que seul…on est si bien !

 

« Par l’ouverture de la tente, il contemplait la lueur du feu, lorsque le vent soufflait dessus. La nuit était calme. Le marais était parfaitement silencieux. Nick s’allongea confortablement sous sa couverture. Un moustique vint chantonner à son oreille. Nick se mit sur son séant et craqua une allumette. Le moustique s’était posé sur la toile, au dessus de sa tête. D’un geste vif, Nick tendit l’allumette vers le moustique. Il fit à la flamme un petit grésillement satisfaisant. L’allumette s’éteignit. Nick se recoucha sur la couverture. Il se tourna sur le coté et ferma les yeux. Il avait sommeil. Il se recroquevilla sous la couverture et s’endormit. »

 

 


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Mercredi 24 septembre 2008

J’ai littéralement dévoré le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley, bien que je ne sois pas fan de science-fiction.  Ce petit roman, drôle et facétieux, est accessible à tous et vous promets une heure de plaisir et de sourires.

 

Résumé du Meilleur des Mondes :

                                               

Londres, an 632 de Notre Ford : Dans la société dépeinte par Huxley, les hommes vivent sous un ordre mondial, ne parlent qu’une seule langue et sont divisés, grâce a des manipulations génétiques, en plusieurs groupes bien distincts.

 

Chacun de ces groupes a reçu un conditionnement des la naissance : les personnes appartenant aux groupes Delta et Epsilon par exemple, sont génétiquement destinées à effectuer des taches subalternes, sans toutefois en éprouver du déplaisir, puisque les pilules de Soma (sorte de médicament entrainant un sommeil paradisiaque) sont à leur disposition pour oublier une éventuelle pénibilité des taches.

La nouvelle société ne tolère pas notamment : la reproduction (les enfants sont crées uniquement en éprouvette), les liens de parenté (« chacun appartient à tous »), la solitude, l’amour de la nature, bref…tout ce qui ne correspond pas au conditionnement hypnopédique que tous ont reçu lors de leur conception.

 

L’Alpha Bernard Marx est différent des autres, dans ce monde ou tous se ressemblent tant. Il aime être seul, ne prend que peu de Soma, adore regarder la mer et faire de la randonnée, alors que tous ont été conditionné à la naissance pour détester la nature.  Il aime beaucoup Lénina, une femme Beta très « pneumatique » et s’insurge contre la façon dont les hommes (et elle-même) la traitent : « comme de la viande ». Dans ce monde où le sexe est une activité uniquement récréative et ou « chacun appartient à tous », l’attachement de Bernard le rend aux yeux des autres encore plus étrange.

 

Prenant son courage à deux mains, Bernard emmène Lénina en vacances : son statut de psychologue lui donne accès à une des rares « Réserves de Sauvages » encore existantes. Dans ces réserves, sous haute sécurité pour prévenir toute tentative d’évasion vivent les quelques hommes naturels encore vivants. Ces Sauvages sont des hommes illettrés, qui font encore des enfants, fondent une famille, et respectent des rites religieux. Ils vieillissent, vivent dans des règles d’hygiène très éloignées de celles de « l’ordre mondial » et ne sont pas physiquement beau, aseptisés et identiques. Autant de caractéristiques qui horrifient Lénina. Nos deux héros font toutefois la connaissance de Linda, une ancienne Gama, qui a donné naissance (malgré la médication qu’on lui donnait) à un enfant et a quitté l’ordre mondial pour se réfugier dans cette réserve. Cet enfant, John, a presque vingt ans, est un lecteur assidu de Shakespeare (la littérature est interdite dans le nouveau monde) et est très curieux de découvrir l’Ordre Mondial, dont sa mère nostalgique lui a beaucoup parlé.

 

La suite en lisant le roman…C’est vraiment amusant, philosophique parfois, poétique souvent !

 


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Mercredi 17 septembre 2008

Lorsqu’on m’a proposé de m’envoyer un livre, en échange d’une critique sur le blog, vous pensez bien que j’ai accepté de suite. Moi qui ne commande que des livres de poche d’occasion, j’ai reçu un roman NEUF (oui, oui !! avec les pages qui sentent bon et tout) dans ma boite aux lettres, gracieusement envoyé par chez-les-filles.com et les éditions Denoël.

Je vous avoue que je craignais un peu de ne pas accrocher…et j’ai eu une excellente surprise.

 

De Niro’s Game de Rawi Hage.

 

Dans le Beyrouth dévasté des années 80, résonne la voix de Bassam. Il nous raconte son quotidien dans cette ville ensanglantée, rythmé par la chute des bombes et les enterrements des voisins. Il nous raconte le désœuvrement, l’envie de vivre vite et malgré tout, la poussière, les bouffées de violence qui l’assaillent.

 

Pas de travail, pas d’avenir, Bassam et Georges (le fameux De Niro) trainent leur désespoir et leur ennui dans les rues envahies par les chiens et la misère.  Foncer à moto, se battre, faire l’amour parfois, voler et entendre Fairuz, ainsi est faite la vie de Georges et de son ami.

Bassam tourne en rond, rêve de Rome et des courbes gracieuses de la tante Nabila, fume paquet après paquet, et décharge parfois des colis au port, surveillé par la milice.

 

Quel choix cependant s’offre à eux ? Quitter leur pays, qui, bien qu’écorché et sans avenir, est la seule terre qu’ils aient jamais connu ? Ou rester à Beyrouth, et participer à la chute du Liban : tuer, voler, massacrer, sur fond de drogue et d’alcool ?

 

De Niro’s Game est un premier roman renversant. Un Ellis à la sauce libanaise : l’écriture violente et colorée de Rawi Hage transporte le lecteur dans les ruelles sales et les ruines majestueuses de Beyrouth Ouest.

Il nous confronte à ces personnages qui ne connaissent que la guerre, croient aux miracles et à l’héroïsme… Rawi Hage viole nos consciences, nous contraint à regarder, maintient de force nos yeux grands ouverts…et c’est tant mieux.

 

Merci Rawi ! Et pardonnez, moi : j’ai eu beau réécrire cette critique dix fois, je n’arrive pas à exprimer, ni ma reconnaissance, ni les violentes émotions que j’ai ressenti à la lecture de De Niro’s Game…

 

                                                                                          images-copie-13.jpg

Extraits :

 

Et Nabila a raccroché. Elle s’est allumée une cigarette et s’est dit qu’elle était seule dans cette maison vide, toute seule dans cette guerre, entourée de chiens, de chiens humains, de chiens portant des masques d’hommes, de chiens armés de fusils, de chiens en complet veston-cravate, de corniauds qui pissent sur ton divan et soufflent ton haleine bestiale sur ta poitrine. Tous des chiens, les hommes ; surtout les hommes. Rien que des chiens infidèles.   

 

Non loin de moi, une bombe est tombée. J’ai cherché la fumée, guetté les gémissements, les hurlements : rien. C’était peut-être sur moi qu’elle avait atterri. J’étais peut-être mort, étendu sur le siège arrière d’une voiture, mon sang giclait peut être en joyeuses petites fontaines épongées par la chemise d’un inconnu. Qui donc buvait mon sang ? Un seigneur de guerre ou un dieu quelconque à la soif inextinguible, un dieu tribal mineur, un dieu jaloux, ivre de carnage et du sang de son clan, un dieu qui préférait une servante à une autre, un dieu seul, dément, imaginaire, intoxiqué par l’argent et le plomb des calices, un dieu avec pour seule distraction des orgies divines ou des mariages arrangés, qui mêlait le vin à l’eau et aiguisait son épée pour mieux la tendre à ses nombreux prophètes vêtus de peaux de chèvre à ses saints castrés, ses eunuques conjurés.

 


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Lundi 25 août 2008

Un roman fleuve de près de 800 pages, qui transporte le lecteur dans le Hameau de la Montagne, un village perdu du Vietnam, où les flamboyants sont témoins d'une histoire d'amour et d'honneur sans précédent.

1975. De retour d’une promenade en forêt, Mien, une jeune femme d’une trentaine d’années, apprend avec horreur que Bon, l’homme avec qui elle s’est mariée quatorze ans auparavant, est de retour.

Mien et Bon se sont mariés à dix sept ans, juste avant la mobilisation de Bon.

Quatre ans plus tard, Mien reçut une lettre de l’administration vietnamienne lui annonçant la mort de son mari. Mien, sa belle sœur Ta, ses enfants et l’ensemble du village avaient respecté les rites funéraires et donné à Bon une cérémonie digne des héros de guerre.

Le temps du deuil respecté, Mien repris sa vie et travailla dans les champs environnants. C’est là qu’elle rencontra Hoan, un colosse à la peau claire, de sept ans son ainé. Ils tombèrent immédiatement amoureux l’un de l’autre et se marièrent quelques temps plus tard.

Gâté par la vie, tout sourit à Hoan. Après avoir travaillé dur avec Mien pour établir des plantations de poivriers et caféiers, leurs efforts ont porté leurs fruits : ils sont désormais à la tête des plus riches plantations de la région, ont une merveilleuse maison, et un fils, Hahn. Ils vivent heureux, ensemble, et jouissent de leur amour au quotidien.

Le retour de Bon au hameau est un véritable événement. Les habitants du village et la tradition dicte à Mien sa conduite. Elle doit retourner auprès de son ancien mari, quelque soit le prix à payer. Déchirée, vaincue, Mien fait le deuil de son ancienne vie, et suit ce mari honni dans sa masure de bambous.

Bon, dévasté par ces quatorze années de guerre, ne comprend pas pourquoi la femme dont il a rêvé durant toutes ces années, n’est plus la même que celle de ses souvenirs. C’est l’image lointaine de Mien qui lui à donné suffisamment de forces et de courage pour retrouver le chemin du village. C’est son visage, son sourire, son corps délié et sa nuque parfaite qui l’ont guidé à travers la jungle. Déçu et humilié, il n’est plus que l’ombre de lui-même. Comment cet homme affaibli et malade, pourrais rivaliser avec Hoan, ce géant aux yeux doux, qui réussit tout ce qu’il entreprend et auquel la femme qu’il vénère voue un amour sans bornes ?  

Hoan quant à lui, est plongé dans le désespoir de devoir laisser partir Mien, sa seule et unique. Généreux et empathique, il ne souhaite que le bonheur de Mien, et lui remet argent et vivres afin qu’elle n’ait pas à trop souffrir de la condition misérable dans laquelle elle est plongée. Soumis aux affres du désir de la chair, il découvrira en ville, l’horreur des bordels et se rappellera avec angoisse les délices de l’amour physique avec la femme qu’il aime.

Mien, soumise et déchirée, n’arrive pas malgré ses efforts à faire revivre les souvenirs de l’époque où elle était heureuse auprès de Bon. Elle ne pense qu’à Hoan et à son ancienne vie, et subit chaque nuit les assauts répétés et désespérés de Bon, avec horreur et répulsion.

Trois personnages, trois âmes qui doivent subir une terrible situation, sur laquelle ils n’ont aucun contrôle. Trois destins si étroitement reliés que rien ne peut les séparer. Trois envies, trois aspirations…réunies en 800 pages d’interrogation sur le coté éphémère de l’existence, sur la difficulté à aimer, à contrôler son esprit et celui des autres. De toute beauté, on voyage dès la première page.

Note : 9/10
Commentaire : Merci Laurianne, pour cet excellent roman...Tu sais à quel point j'aime les belles histoires.


PS : voici le lien d'une de mes camarades blogueuses, qui a également lu Terre des Oublis très recemment. Alire, à lire ! http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=433715&pid=10321078


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Vendredi 4 avril 2008

Mon premier Hemingway...et je suis enchantée.



Un p'tit résumé de "Pour qui sonne le glas" :

1936. En pleine guerre civile espagnole, Robert Jordan, un dynamiteur américain, est envoyé par les communistes pour faire sauter un pont.
Dans ces montagnes vivent les membres de la bande à Pablo, guerilleros républicains : Fernando, Anselmo le viejo, Pilar "la mujer à Pablo", Agustin, Rafael le Gitan et Maria.
Pablo, ancien chef,a petit à petit perdu son courage et sa force dans la boisson.C'est sa "mujer", Pilar, qui commande désormais.

Ces hommes et ces deux femmes vont vivre trois jours dans la montagne espagnole, trois jours pendant lesquels ils prépareront ensemble l'attaque du pont, trois jours de doutes, d'angoisse, de plans de batailles et de querelles internes. Trois jours d'amour aussi entre Robert Jordan, "l'Ingles" et Maria, la jeune fille sauvée par la bande à Pablo, tondue, violée, et battue par les franquistes.
De nombreux flashbacks ponctuent ce roman, et permettent au lecteur d'avoir une vision plus globale du conflit qui déchire l'Espagne, et des mécanismes de la guerre.

J'aime la vision d'Hemingway sur le peuple espagnol..Quel Peuple ! Le sens du devoir, la dignité, le courage devant la mort et le danger, le dévouement total à une cause sont des sujets intensément développés dans ce roman.

L'écriture d'Hemingway est très puissante : notamment lorsque sans prévenir, le lecteur entre dans la tête de l'un des personnages. Ici  un extrait d'un monologue interne d'un des personnages, blessé, seul dans la montagne, avant de se suicider pour échapper aux franquistes :

"Pense à Montana. Je ne peux pas. Pense à Madrid. Je ne peux pas. Pense à un verre d'eau fraîche. Parfait. C'est comme ça que ce sera. Comme un verre d'eau fraîche. Tu es un menteur. Ca ne sera rien du tout.C'est tout ce que ce sera. Absolument rien. Alors fais le. Fais le. Fais le maintenant. Vas-y et fais le maintenant."

Note : 8/10

Mon P'tit Plus : le personnage énigmatique et plein de force de Pilar. Le style, l'action, la fin.
Mon P'tit Moins : un peu long parfois ..

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