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Auteurs G (Goethe,Giono, Gide...)

Mercredi 3 décembre 2008

Je viens seulement de terminer le Faust et le Second Faust de Goethe. Plus je découvre les œuvres de cet auteur, plus je l’aime. C’est enlevé, lyrique et poétique avec toujours une pointe de drame et de tragédie. Cette fois ci, il s’agit d’une pièce de théâtre, avec des passages chantés, une multitude de personnages magiques et Méphistophélès en personne.

 

Faust est un docteur érudit et admiré de tous pour son savoir. Malgré cela, il ne jouit pas plus de l’existence que de l’étendue de ses connaissances qu’il considère comme insignifiantes et vides de sens.

C’est alors que lui apparaît, sous la forme d’un chien noir, Méphistophélès en personne. Il propose à Faust un pacte : il s’engage à faire découvrir au Docteur les joies de la vie terrestre, si celui-ci consent à lui donner son âme dès que Faust « dira à l’instant : Reste donc, tu me plais tant ! ».  Ainsi lorsque Faust  s’estimera satisfait du moment qu’il vit, jusqu’à souhaiter que celui-ci se prolonge à jamais, alors le Diable pourra prendre possession de lui et sera libéré de son service.

 

Dans Faust I, le diable emmène le docteur par delà les contrées, lui fait connaître l’amour par la personne délicieuse de Marguerite (ou Gretchen), lui fait découvrir les joies de l’existence, telles qu’il les expérimente lui-même depuis des siècles.

Dans Faust II, c’est un tout autre décor qui est planté. Le docteur et Méphistophélès sont appelés à la cour de l’Empereur. Pour amuser les courtisans, Faust part à la recherche d’Helene et de Paris, héros de l’antiquité. Il tombe sous le charme de la princesse et demande à son serviteur Méphistophélès de les emmener en Grèce antique. Faust s’installe dans une des cavernes du littoral avec Hélène, qui met au monde un fils Euphorion, qui meurt prématurément.

La suite dans le roman … Ce serait triché que de tout vous raconter, et vous faire manquer l’extraordinaire pièce qu’est Faust de Goethe. La mort, le but de la vie sur Terre, les angoisses existentielles, les passions qui peuvent aveugler l’homme et le salut de l’âme sont autant de thèmes qui jalonnent ces deux pièces, le tout enrobé dans un lyrisme et une poésie réellement magnifiques.

 

Un extrait pour vous donner envie :

 

MEPHISTOPHELES:

Dans un tel esprit tu peux te hasarder : engage-toi ; tu verras ces jours-ci tout ce que mon art peut procurer de plaisir ; je te donnerai ce qu’aucun homme n’a pu même entrevoir.

FAUST :

Et, qu’as-tu à donner, pauvre démon ? L’esprit d’un homme en ses hautes inspirations fut il jamais conçu par tes pareils ? Tu n’as que des éléments qui ne rassasient pas ; de l’or pale qui sans cesse s’écoule des mains comme le vif argent ; un jeu auquel on ne gagne jamais ; une fille qui jusque dans mes bras fait les yeux doux à mon voisin ; l’honneur, belle divinité qui s’évanouit comme un météore. Fais moi voir un fruit qui ne pourrisse pas avant de tomber, et des arbres qui tous les jours se couvrent d’une verdure nouvelle.

MEPHISTOPHELES :

Une pareille entreprise n’a rien qui m’étonne, je puis t’offrir de tels trésors. Oui, mon bon ami, le temps est venu aussi ou nous pouvons faire la débauche en toute sécurité.

FAUST :

Si jamais je puis m’étendre sur un lit de plume pour y reposer, que ce soit fait de moi à l’instant ! Si tu peux me flatter au point que je me plaise à moi-même, si tu peux m’abuser par des jouissances, que ce soit pour moi le dernier jour ! Je t’offre le pari !

MEPHISTOPHELES :

Tope !


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Lundi 3 novembre 2008

Chose promise, chose due : à peine l’article sur Goethe publié, je m’attelle à la tache de vous parler d’ « Un homme et son péché » de Claude Henri Grignon.

Monument de la littérature québécoise, ce roman a été réédité de nombreuses fois, adapté à la radio sous forme de feuilletons (pendant 23 ans !!) et a fait l’objet de deux films au cinéma.

 

Résumé d’Un homme et son péché :

 

Fin 19eme, dans la région de Saint Adèle, Québec.

 

Séraphin Poudrier est le plus grand avare que le monde ait jamais connu. Cultivateur de son état, mais surtout usurier et préteur sur gages, il porte à sa fortune un incommensurable amour. Il n’existe nulle âme dans le village à qui il n’ait pas prêté un jour de l’argent à des taux avantageux … pour lui. Au premier étage, soigneusement dissimulé dans un sac de grains se trouve le plus grand trésor de Séraphin Poudrier : la bourse de cuir qui contient toute sa fortune. Chaque jour, plusieurs fois par jour même, il se rend discrètement dans cette pièce lugubre, plonge sa main dans le sac de grains et caresse tendrement sa bourse, amoureux comme il est des pièces sonnantes et des doux billets qu’elle contient.

 

Homme solitaire par excellence, à l’affut de la moindre économie, Séraphin est ravi lorsqu’en échange d’un billet non payé, un emprunteur lui donne sa fille, Donalda, à marier.

Donalda, jeune femme pleine de vie et de santé, a à peine 23 ans. C’est une fille forte, fraiche et travailleuse, qui voue à son avare de mari un respect absolu teinté de crainte.

Séraphin décide, par souci d’économie, de ne pas aimer Donalda, pas même physiquement. Il a vu des hommes dépenser tout leur argent et perdre la tête pour des jolies femmes. Il s’évite un tel comportement en transformant sa jolie et jeune femme en bête de somme. Première levée, dernière couchée, Donalda travaille dur, et dans des conditions effroyables, pour satisfaire son pingre de mari. Ils ne se nourrissent que de galettes et de soupes de cartilage, préparées pour la semaine. Ils économisent sur le bois de chauffage, le linge, la nourriture et même…les soins.

 

En effet, lorsque Donalda tombe malade, Séraphin, voulant à tout prix éviter le prix d’une consultation, laisse trainer les choses, persuadé, ou plutôt espérant, qu’elle se remettra d’elle-même. Ce n’est que plusieurs jours plus tard, lorsque son cousin Alexis, vient rendre visite à Séraphin que le médecin sera contacté. Trop tard, naturellement. Le lecteur assiste à la mort lente et douloureuse de cette pauvre Donalda qui, en une année de mariage, ressemble déjà à une vieille femme tant le vice de cet homme a rendu ses conditions de vie difficiles.

 

Quelle sera la fin de Séraphin Poudrier ? Va-t-il payer pour son péché, dans cette vie ou dans l’autre ? Est-il possible qu’un tel homme existât ? La réponse dans cet excellent roman à l’écriture fluide et à l’histoire attrayante ! Cela ne m’étonne pas que ce roman ait la faveur des québécois, et des autres !

 

A recommander, donc.


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Lundi 3 novembre 2008

Je suis en retard, en retard, en retard sur mes billets…Je lis beaucoup plus vite que je n’écris ! A venir dans les prochains jours donc, des billets sur « Un homme et son péché » de Claude-Henri Grignon, « Risibles amours » de Milan Kundera, et « Le Chemin des sortilèges » de Nathalie Reims …

 

Je retrouve Johann Goethe, rencontré la dernière fois lors de la lecture des « Souffrances du Jeune Werther », dans un roman sur l’amour, le mariage, et sur la capacité de l’homme à se distinguer de l’animal naturel par…les choix qui le caractérisent.

  
Résumé des Affinités électives de Johann Wolfgang Von Goethe :

 

Affinités électives : Théorie scientifique sur les rapports d’attirance et de répulsion entre les éléments, et les transformations qui résultent de ces affinités.

Exemple : si l’élément composé de A + B rencontre l’élément composé de C + D, alors, selon les affinités électives qui se créent entre eux, pourront naître de nouveaux éléments (BC/AD/AC/BD).

 

Edouard et Charlotte forment un couple heureux. Ils vivent à la campagne, dans une propriété qu’ils ne cessent d’améliorer selon leurs gouts et se consacrent entièrement l’un à l’autre.

 

Edouard confie à Charlotte les difficultés que traverse un de ses amis très cher, le Capitaine. Celui-ci en effet, ne trouve guère de place convenant à ses qualités et à sa position et est contraint de prendre une retraite forcée. Edouard, pour la première fois, souhaite rompre la douce solitude dans laquelle sa femme et lui se plongent volontairement, et aider son ami. Après une longue discussion, Charlotte cède à la requête de son mari, et prépare la venue du Capitaine.

 

Presque simultanément Charlotte reçoit des nouvelles de sa pupille Odile, fille de sa défunte meilleure amie, qui est au pensionnat avec la propre enfant de Charlotte, Lucienne. Alors que cette dernière, faite pour le grand monde, brille par sa vivacité, ses charmes et ses talents artistiques et mondains, le pensionnat déplore qu’Odile soit si terne et si effacée, et qu’on ne rencontre chez elle aucune des charmantes qualités qui font de sa cousine une jeune fille si attachante.

C’est alors que Charlotte, tourmentée, propose à son mari, de faire venir également Odile à la propriété. Ainsi la société sera composée de quatre personnes, et Odile soustraite à la pression que lui impose la brillante réussite de sa cousine.

 

C’est dans ces circonstances que s’organise la nouvelle vie au château. Les quatre amis passent ensemble de délicieux moments, et  chacun jouit du bonheur de se voir si agréablement entouré. Le principe des affinités électives, cher à Edouard et au Capitaine, se révèle s’appliquer également dans la vie humaine : Edouard est attiré par Odile, et Charlotte par le Capitaine.

Cette ambiance d’adultère platonique, puisqu’aucun des amants n’est (pour l’instant) « passé à l’acte », atteint son paroxysme lorsqu’Edouard et Charlotte passent une folle nuit ensemble…nuit au cours de laquelle ils ne font que penser à leur amour respectif secret. A tel point, qu’à la suite de cette nuit, Charlotte donnera naissance à un fils, dont la ressemblance avec Odile et le Capitaine est frappante.

 

Je vous invite à lire les Affinités électives de Goethe, pas seulement pour le style d’écriture poétique, voire lyrique de l’auteur, mais aussi pour réfléchir sur les notions de choix, de nature et d’humanité.

Si les éléments chimiques sont en effet soumis à des règles et des lois auxquelles ils ne peuvent échapper, il n’en va pas de même pour les humains. Charlotte, refuse de céder à sa passion et par cet acte, refuse de céder à ses instincts naturels, méprisant ainsi la théorie selon laquelle elle aussi est soumise à ces affinités électives. Et toc !  

 

 

 


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Mardi 15 avril 2008
Encore un Giono..et depuis la lecture de "que ma joie demeure" je recherche avidement à replonger dans l'univers de cet auteur.

Résumé de Colline de Giono : 

Aux Bastides blanches, sur une colline de Provence, sont accrochées quatre maisons. Douze personnes vivent
ici: Gondran, sa femme Marguerite et son beau-père Janet; Aphrodis et Babette Barbaud et leurs deux petites filles, César Maurras, sa vieille mère et leur valet et enfin Jaume et sa fille Ulalie. Il y a aussi Gagou, un simple d'esprit échoué aux bastides trois ans auparavant.

La vie suit son cours dans la Colline quand Janet, le beau-père de Gondran commence à "déparler". Il a plus de quatre vingt ans, est infirme et désormais, c'est comme si sa tete était une passoire, trop remplie, elle laisse passer les souvenirs :
" Ma tete est pleine, voila, et elle craque toute seule dans l'ombre, comme un vieux bassin. On me laisse seul tout le temps, je ne peux pas parler, ca s'accumule dans moi, ça pèse sur les os. Il en coule bien un peu par les yeux, mais les gros morceaux, ça peut pas passer, ils restent dans la tête."
"Les gros morceaux de quoi ?"
" De vie, Jaume. [...] Je me souviens de tout ce que j'ai fait dans ma vie."

Et puis c'est le silence, absolu, étrange et inquiétant qui s'installe sur la Colline. Les hommes s'interrogent. Janet quand à lui, raconte à Gondran :
-"Ça (le silence), c'est mauvais : apprends-le mon fi, c'est d'une fois comme ça, que c'est parti..."
- "Quoi ?"
- "Ça se dit pas."

Le Silence continue à régner sur la Colline. Les hommes s'inquiètent. Ils ont peur devant cette Terre vivante, peur de sa force et de sa méchanceté. Peur aussi de lui avoir fait trop mal depuis tant d'années et d'avoir oublié comment l'écouter.
D'abord...l'eau se tarit. Plus une goutte pour abreuver les habitants de la colline. Et puis Jaume aperçoit le chat, ce chat noir qui revient hanter la colline avant chaque catastrophe.Et Marie, la petite d'Arbaud, tombe gravement malade. Et l'incendie survient. Tant de malheurs qui frappent le hameau...Seul Janet semble jubiler, le chat étendu sur son corps malingre et moribond. Serait-il à l'origine de tous ces maux ? C'est le mystère que Gondran, Jaume et les autres tenteront d'élucider.

Note : 8/10

Mon P'tit Plus : Encore une fois chez Giono, la véritable Nature, omnisciente et vivante, est un personnage à part entière. Ses romans me donnent envie de m'allonger par terre, dans l'herbe mouillée, de respirer tres fort, de laisser entrer en moi les parfums du sol, et de ressentir la force de cette Nature qui m' entoure...et par là même prendre conscience de ma propre faiblesse.
Mon P'tit Moins : RAS

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Jeudi 20 mars 2008

Je n'ai pas lâché "Les souffrances du jeune Werther" avant d'avoir achevé sa lecture. Ce roman, a demi épistolaire, est d'une poésie à vous couper le souffle.

Résumé : Le jeune Werther, quitte sa mère et la ville, à la recherche d'une charge chez un marquis. En se rendant à un bal de campagne, il fait la connaissance de la belle Charlotte, la fille aînée du bailli du prince. Il tombe aussitôt sous le charme de Charlotte : "mon âme toute entière s'attachait à sa figure, à sa voix, à son maintien".
Dès le premier regard, Werther tombe éperdument amoureux de Charlotte, bien qu'il la sache promise à un autre. Ils passent ensemble de longs (et chastes!) moments, jouissent des délices de la poésie et de ceux  de la nature environnante, se promènent, jouent ensemble avec les enfants, échangent leurs émotions face aux paysages extraordinaires qui les entourent, et se lient étroitement. 
Arrive l'heure funeste du retour d'Albert, le promis, dont à force de bonheur près de sa chère Charlotte, Werther a presque oublié l'existence.  Werther est désespéré : 

"Avant l'arrivée d'Albert, je savais tout ce que je sais maintenant ; je savais que je n'avais point de prétention à former sur elle, et je n'en formais aucune...j'entends autant qu'il est possible de ne rien désirer à la vue de tant de charmes...Et aujourd'hui l'imbécile s'étonne et ouvre de grands yeux, parce que l'autre arrive en effet et lui enlève la belle" 

Mais c'est déjà trop tard :  il ne peut détacher son coeur de cette femme admirable, qui, en plus de la beauté d'un ange, est si proche de Werther par ses gouts et ses émotions. Les relations de Werther et d'Albert se détériorent au fil du temps, et la souffrance du jeune homme s'exacerbe. Sur les conseils de son ami avec qui il entretient la correspondance qui compose la première partie du roman, Werther part s'attacher à un ambassadeur, et tente d'oublier Charlotte. Rien n'y fait. Il sera vite de retour près d'elle et ne pourra, malgré toute sa volonté, espacer ses visites rendues à celle qu'il aime. 
En raconter plus reviendrait à dévoiler l'essence tragique du roman, je m'arrete là ! 

Note : 9/10 : Goethe restitue la beauté du tragique en nous faisant partager l'horreur du sort de ce jeune homme, qui, prisonnier d'un amour infini et incontrôlable, perdra tout gout de la vie sans son aimée : " "Quelquefois je ne puis comprendre comment un autre peut l'aimer, ose l'aimer, quand je l'aime si uniquement, si profondément, si pleinement, quand je ne connais rien, ne sais rien, n'ai rien qu'elle!" 

Mon P'tit Plus : exalté, tragique, passionné, poétique et bouleversant. C'est presque trop beau.
Mon P'tit Moins : aucun !! (Quelle chance en ce moment de ne tomber que sur des livres qui me plaisent!)


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Mardi 11 mars 2008
Lu ce matin...

Je suis...perplexe/déçue/incapable d'étre touchée par ce roman (barrez la mention inutile).

Résumé : 
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Dans la région de Neuchatel, un pasteur se rend au chevet d'une vieille femme mourrante. A son arrivée, il découvre une créature, aveugle et "idiote", nièce de la défunte en question, et décide de la recueillir chez lui. 

La femme du pasteur, Amélie, et leurs enfants, sont bouleversés par l'arrivée de la nouvelle venue, qui ne parle pas, ne bouge pas, et n'a pas grand chose d'humain. Le pasteur va progressivement lui faire découvrir le monde qui l'entoure, lui apprendre à parler et à réfléchir, et ce, malgré la désapprobation de sa femme. Celle-ci en effet, trouve qu' "il fait pour elle ce qu'il n'aurait fait pour aucun des siens". 

Le pasteur et Gertrude (c'est le nom donné à la jeune infirme) vont développer une relation très forte. Le Pasteur, lui explique la vie et lui raconte ce qui l'entoure, mais en choisissant (consciemment ou non) les sujets sur lesquels il l'entretient. "Je me refuse à lui donner de épitres de Paul, car si aveugle, elle ne connait point le péché, que sert de l'inquiéter en la laissant lire [...]?" 

Le roman est organisé en deux différents cahiers, et tenu comme un journal. Ainsi dans la première partie du récit, le pasteur ne se rend pas compte des sentiments qu'il nourrit pour Gertrude.
Dans la seconde partie, alors que le Pasteur relit les pages écrites précedemment dans son journal, tout lui parait enfin clair : " Les phrases d'Amélie, qui me paraissaient alors mystérieuses, s'éclairèrent pour moi par la suite; je les ai rapportées telles qu'elles m'apparurent d'abord; et ce jour là je compris seulement qu'il était temps que Gertrude partit. Il réalise qu'il aime Gertrude, et qu'elle l'aime. Ils s'avouent leur amour mutuel, et leur relation devient passionelle.

Les paroles du Christ : "si vous étiez aveugle, vous n'auriez point de péché" trouvent un écho lorsque la jeune aveugle se fait opérer et recouvre la vue. Elle réalise qu'elle aime le visage du fils (qui était tombé amoureux d'elle auparavant et que son amour pour le pasteur l'avait conduite à évincer) et l'esprit du père et...tente de se suicider. 

Note : 5/10 mais c'est très personnel.
Mon P'tit Plus : Très très facile à lire. J'ai beaucoup aimé l'expression qui caractérise la femme du pasteur et leur fille la plus agée : "Elles cultivent les soucis de la vie"
Mon P'tit moins : soit je n'ai pas compris où André Gide voulait en venir, soit j'ai loupé quelque chose; en tous cas j'ai bien aimé mais sans plus. Vraiment.

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