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Auteurs C (Cohen, Céline...)

Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 13:03

Le livre de novembre envoyé gracieusement par Le Livre de Poche est encore un thriller.

Un policier donc, mais nettement meilleur, néanmoins que le précédent qu'ils m'avaient envoyé, l'ennuyeux Etat de choc (voir commentaire).

Meurtres en copropriété, de Déborah Crombie :

 

Le jeune super intendant Kincaid, fraichement promu au sein de Scotland Yard, accepte volontiers la proposition de son neveu de lui céder sa semaine en copropriété. Pour ce travailleur ambitieux et acharné, un peu de repos et de grand air ne seraient pas de refus.

 

Il s'installe donc dans l'élégante propriété du Yorkshire, et fait connaissance avec les autres vacanciers présents dans la demeure. Des personnalités très différentes sont ici réunies : Un politicien lisse et brillant et sa femme jalouse et alcoolique, une charmante scientifique, une adolescente punkette et son détestable père, une famille de baba cool, deux sœurs âgées aux caractères opposés, et une directrice d'établissement séduisante et directive... Entre autres ! Une quinzaine de personnes est réunie dans la demeure, de quoi passer des vacances enrichissantes et peut être même...faire des rencontres, et de longues balades en foret.

 

Mais, tout comme Hercule Poirot, ses congés bien mérités sont gâchés par un, puis deux horribles meurtres commis au sein même de la maison où il réside. C'est à croire que les enquêteurs n'ont jamais de vacances !

 

Ne pouvant réprimer son instinct de fin limier, et malgré les réticences du représentant de la police locale, un homme désagréable et bourru, Kincaid va mener l'enquête.

 

Commentaire :

 

Roman plutôt réussi, pour un policier, s'entend ! On passe un bon moment de lecture, notamment grâce à la technique de narration qui entretient le suspense, et surtout grâce aux nombreux personnages hauts en couleurs rencontrés au fil des pages.

En bonus, il est difficile (contrairement aux romans policiers classiques) de deviner qui est le/la/les tueur(s) ! Bonne lecture.

Et merci au Livre de Poche de ses envois, et spécialement de l'excellent Palestine d'Hubert Haddad, que j'ai adoré.

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Lundi 30 novembre 2009 1 30 11 2009 13:29

Plusieurs romans ont été lus, et très peu ont été commentés. Je manque cruellement de temps.

Sous vos yeux ébahis, j'innove avec le concept de multi-mini-commentaires : c'est parti !

 

Mini commentaire de The Hollow d'Agatha Christie :

 

This is the very first book Antoine gave me. As usual, the author describes accurately english landscapes, english typical characters and … an english crime, which took place in a wonderful cottage, runned by a strange Lady.

Of course, Hercule Poirot ought to be there. Indeed, he arrived a few minutes after the murder took place, so that he first thought it was some kind of bad joke set up to his attention. But it is not.

So let our dear Hercule start what he does best : Investigating.

 

Let's have the usual nice time with Agatha :D 

 

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Samedi 26 septembre 2009 6 26 09 2009 12:17
Mon père m'a rapporté cinq ou six romans, tout beaux, des éditions de l'Olivier. Voilà qui m'est très utile, en ces temps de disette.

J'ai commencé par "Étrangère en ce monde" de Kevin Canty. Arrivée à la page 160...je me suis rendue compte que les différents personnages que j'y avais rencontré jusque là n'allaient pas se rencontrer. Que je tenais entre mes mains un recueil de nouvelles et non un roman, comme je m'y attendais. Étrange de réaliser cela à plus de la moitié du bouquin. Mon point de vue de lecteur a donc complètement changé pour les 60 dernières pages.

Résumé de Étrangère en ce monde, de Kevin Canty.



Certaines des nouvelles de ce recueil sont fascinantes. Je vais m'arrêter sur Jolie Judy, La Victime et Etrangere en ce monde, qui clôture le recueil. Ce sont celles qui m'ont vraiment marquées, les nouvelles dont j'attendais avec impatience que les personnages se rencontrent enfin.

Jolie Judy :

Paul est un adolescent d'une banlieue américaine quelconque. Tous les jours, il passe devant la maison de Judy, jeune handicapée mentale de vingt ans, rose et souriante, dans ces t-shirts de gamine. Un jour ennuyeux d'été, il monte lui dire bonjour, sur son invitation, profitant de l'absence de cette mère droite et sèche comme un roseau. Et sa main touche Judy. Pas Paul, non, juste sa main, comme si elle était soudainement animée d'une volonté propre. Cette grosse fille simple, réagit comme un animal à son contact. A la recherche du seul plaisir immédiat, elle râle et se tortille, réclame. Alors Paul l'allonge sur la moquette.
Et Judy, cinq ans d'age mental, incapable de s'habiller seule, réclame. Et Paul recommence, chaque mercredi, lorsque la Mère s'absente. Et Judy envahit les pensées de Paul. Le gros corps rose de Judy, ses yeux vitreux lorsqu'il est en elle, son avidité à rechercher sans complexe le plaisir, sa curiosité, sa déception lorsqu'il se retire, le hante. Est ce que Judy et Paul sont égaux ? Ou cherche-t-il seulement à s'en convaincre ?

Une nouvelle dérangeante. Quelque chose entre la nausée et l'anxiété envahit le lecteur dès les premières lignes. C'est superbement écrit.

La Victime :

Lorsque Tina et Boby se retrouvent à la plage , en ce soir d'octobre, elle sent que quelque chose de terrible va arriver. Une vague appréhension, un sentiment de malaise plane au dessus du couple. Alors elle pense à son travail de télé-opératrice, aux attelles qui viennent d'être fixées sur ses avant bras pour combattre la maladie des gestes cent fois répétés, au corps parfaitement maigre de Bobby, à la sensation de liberté qu'elle éprouve lorsqu'elle rêve à ses cotés pendant qu'il conduit.
Et puis...elle voit la voiture de Bobby, dans laquelle est venue s'encastrer une Chevrolet Monte Carlo bleue foncé. Et puis Lyle, la quarantaine éméchée en sort. Propose de l'argent pour dédommager Bobby. Les conduit chez lui pour récupérer les trois cent dollars dont il leur a parlé. Ici, dans la foret, dans cette caravane moisie, complètement retournée par la tempête de la semaine précédente, de sorte que le plafond est la cloison, les canapés sont à la verticale, la porte d'entrée sous ses pieds, ici, Ça arrive. Tina ferme les yeux, Tina perd ses repères, Tina réagit. Et plus rien ne sera jamais comme avant.

Cette nouvelle m'a procuré d'intenses émotions, un suspense haletant, une étrange impression d'être Tina, ou d'être Bobby ou Lyle, ou les trois à la fois. D'étre perdue comme eux, comme tous les autres aussi. Et assister à son destin et à son présent de l'extérieur, comme une spectateur. Kevin Canty réussit la encore un formidable pari.

Étrangère en ce monde :

Je ne vais pas résumer cette nouvelle : ce serait tricher que de dévoiler son essence et sa vérité. Mais ça parle de la solitude, de la sensation de coton dans laquelle nous sommes parfois, sans but et sans souvenirs. Sans même vraiment avoir l'impression d'exister, d'être la. Cette nouvelle parle aussi des rêves, des hallucinations, des choses que l'on fait parfois sans qu'elles nous ressemblent. La nouvelle nous rappelle que parfois/souvent/en permanence (rayez la mention inutile), nous ne savons ni qui nous sommes, ni pourquoi nous sommes sur terre. Et qu'au fond, on s'en fout.

Ce recueil a le talent de poser tant de questions, et de ne donner aucune réponse. Loin d'être aussitôt lu aussitôt oublié, ce recueil est un canevas d'interrogations existentielles qui s'inscrit, dès la première lecture, dans mon top 10. Illico. Je vous le conseille !



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Vendredi 5 juin 2009 5 05 06 2009 17:10
En cette période de drames, il était difficile de trouver un moment pour s'évader de la réalité sinistre qu'est la notre ces derniers temps. Ce fut pourtant le cas pendant 40 petites minutes, en début d'après midi. Après avoir conscienscieusement réalisé quelques menus travaux ménagers, m'être servie un café au lait bien chaud, et confortablement installée dans le canapé, j'ai ouvert les Enfants Terribles de Cocteau.
Une merveille.Une brutale claque dans la figure. Portée par l'écriture fluide et imagée de l'auteur, me voici plongée dans l'univers d'une pureté sournoise de la chambre de Paul et d'Elizabeth.



Résumé :

Cité Monthiers, Paris 9eme. Paul vient de recevoir une boule de neige dans laquelle était cachée une lourde pierre. Il s'écroule, sous les yeux de son idole et auteur du méfait, Dargelos. Paul sera dès lors, en raison de sa faible santé, privé d'école. Il sera désormais consigné à son appartement, où veille sur lui sa soeur ainée de 2 ans, Elizabeth.
Comme seuls savent le faire les enfants quand les grandes personnes ne les regardent pas, les deux enfants ont crée un univers fantastique et clos, une caverne aux merveilles dont eux seuls connaissent les secret et les règles.La chambre.

La chambre est recréee pendant des années, dans de multiples endroits, avec de nombreuses configurations et dominants successifs. Son atmosphère est chargée d'émotions, de rancoeurs, de manipulations et d'amour. Elle est le seul espace dans lesquels les enfants, puis les adolescents vivent et complotent.

La relation entre Paul et Elizabeth, tendre mais impitoyable torture, jeu sadique et innocent à la fois, fascinent Gérard, un camarade de Paul. Il ressent envers ce dernier le meme flot de sentiments mélant véneration et mortification,que nourrit Paul à l'égard de Dargelos. Gerard, la Girafe, sera progressivement admis dans la chambre où il deviendra spectateur-victime-témoin de l'intense relation d'amour et de destruction entre Paul et Elizabeth. Il sera rejoint par Agathe, dont la ressemblance physique avec Dargelos amènera la chambre à l'implosion finale.

Commentaire :

Jusqu'à la fin ! En 40 minutes, j'ai tout oublié et j'ai partagé leur vie, retenu mon souffle, souffert, compris.
Grace à son extraordinaire talent, Cocteau nous entrouvre la porte d'un monde...ahurissant. 

Je suis à court d'idées et de mots, au contraire de ce formidable auteur, et préfere vous livrer quelques extraits.

"Bete de race elle était, bete de race elle voulait Paul, et cette petite fille qui roule en express pour la première fois, au lieu d'écouter le tam tam des machines, dévore le visage de son frère, sous les cris de la folle, la chevelure de folle, l'émouvante chevelure de cris flottants par instants sur le sommeil des voyageurs".

"Seul Gérard se réserve. Il détourne la tete. Jamais il n'eut osé prétendre à épouser la pythonisse, la vierge sacrée. Il fallait, comme dans les films, un jeune automobiliste qui l'enlève, qui ose ce geste, faute de connaitre les défenses du lieu saint."

"Les enfants terribles se bourrent de désordre, d'une macédoine poisseuse de sensations." 




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Dimanche 1 mars 2009 7 01 03 2009 23:27
J'ai tant aimé le Bâtard que je me suis immédiatement jetée sur Le petit arpent du bon Dieu, autre roman du talentueux Erskine Caldwell.
Un roman en deux parties, dont la construction est déroutante.
Ty Ty Walden est un homme heureux. Propriétaire de plusieurs hectares de bonne terre, il vit avec ses deux fils Buck et Shaw, sa fille cadette Darling Jill, et sa bru Griselda.
Les Walden, depuis 15 ans creusent des trous profonds dans leur terre, persuadés qu'ils sont de trouver bientôt un filon d'or. Si d'immenses trous éventrent la terre, un seul arpent est néanmoins toujours épargné. C'est le bout de terrain que Ty Ty réserve à Dieu. Parfois il dit qu'il va y cultiver des légumes, et les donnera alors à l'église. Mais au fond de lui, c'est tout simplement "pour Lui faire plaisir et pour Lui montrer qu'il a un peu de Lui en lui même". Cette terre, cependant, , est déplacée sans arrêt,selon les envies de la famille de creuser a tel ou tel endroit.

L'autre fille de Ty Ty, Rosamond, vit dans une ville industrielle proche de la ferme. Elle a épousé Will, une "gueule de bourre", qui, récemment licencié, n'a de cesse de vouloir remettre le courant à la filature,et que les ouvriers ré ouvrent l'usine. Il y a Pluto aussi, dans ce monde coloré : gros benêt transpirant et naïf, qui désire ardemment épouser la délurée Darling Jill, et se faire élire shérif. Il reste Uncle Felix et Black Sam, qui vivent et travaillent avec leurs familles sur la propriété. Et Dave, albinos capturé au lasso par les Walden dans le marais, et qui, au lieu de trouver instinctivement le filon tant espéré, s'éprend de Darling Jill, au point de ne plus vouloir s'enfuir.

Du grotesque de la premiere partie,on rira ou du tout moins on sourira de tant de facéties, de la simplicité animale des     Walden, de leur sagesse proverbiale contestable, et de la cocasse ménagerie que cette famille forme. Dans la seconde partie du roman, c'est la cruauté qui prend le plus de place. Les femmes, le sentiment, le drame, la misère sociale font une brutale apparition.

Les descriptions de certains sentiments, tres forts, tres crus, exprimant l'animalité de l'homme, le sang, le désir sexuel proche de l'exigeance, la haine, la jalousie sont édifiantes et parmi les plus belles jamais lues jusqu'a présent. La poésie de Caldwell, dans la poussière jaune de la Caroline, provoque le réveil en dedans, du battement sourd du souvenir que l'homme porte de son bestialité refoulée.

C'est pour l'instant le coup de coeur de l'année pour moi, que la découverte, plus en détail, de l'oeuvre d'Erskine Caldwell. Et je n'aurai de cesse de le conseiller, et de lire les quelques 17 romans qu'il a laissé derrière lui.

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Mardi 2 décembre 2008 2 02 12 2008 17:32

Le Premier Homme a été retrouvé dans la sacoche de Camus le jour du tragique accident au cours duquel il a trouvé la mort.

 

Premier volet de ce qui devait être une trilogie, il est un roman inachevé, truffé de notes de l’auteur, de fautes de construction, de références autobiographiques dont on suppose qu’il avait l’intention de se débarrasser à la réécriture. C’est précisément cet aspect brouillon et personnel de l’œuvre qui lui donne son caractère si précieux aujourd’hui : l’étude du Premier Homme, permet non seulement d’imaginer comment Albert Camus construit et travaille ses romans, mais donne également un aperçu de qui il était et de ce qu’il a vécu en tant qu’homme.

 

Plusieurs parties enchevêtrées : la naissance de Jacques, l’alter-ego de l’auteur, et son enfance dans sa famille en Algérie ; l’importance des études et des lettres pour servir des ambitions encore indéfinies mais qui comblent le besoin insatiable de savoir et de connaissance, la sensation de différence qui l’étreint lorsqu’il compare sa vie et sa famille au monde ; le père à jamais absent, dont personne ne veut parler, par pudeur, ou parce que les souvenirs se sont finalement effacés.

 

Un petit extrait pour le plaisir :

 

« Ah oui, la chaleur était terrible, et souvent elle rendait fou presque tout le monde, plus énervé de jour en jour et sans la force ni l’énergie de réagir, crier, insulter ou frapper, et l’énervement s’accumulait dans la chaleur elle-même, jusqu’à ce que, dans le quartier fauve et triste, de-ci de-là, il éclatât – comme ce jour où, rue de Lyon, presque à la lisière du quartier arabe que l’on appelait Marabout, autour du cimetière taillé dans la glaise rouge de la colline, Jacques vit sortir de la boutique poussiéreuse du coiffeur maure un Arabe, vêtu de bleu et la tête rasée, qui fit quelques pas sur le trottoir devant l’enfant, dans un étrange attitude, le corps penché en avant, la tête beaucoup plus en arrière qu’il ne semblait possible qu’elle soit, et en effet ce n’était pas possible. Le coiffeur, devenu fou en le rasant, avait tranché d’un seul coup de son long rasoir la gorge offerte, et l’autre n’avait rien senti sous le doux tranchant du sang qui l’asphyxiait, et il était sorti, courant comme un canard mal égorgé, pendant que le coiffeur, maitrisé immédiatement par les clients, hurlait terriblement – comme la chaleur elle-même pendant ces jours interminables. »

 

Une multitude de thèmes dans ce roman, qu’il est vraiment bon de connaître une fois que l’on a gouté à la plume de Camus. 

 

A recommander.

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Vendredi 24 octobre 2008 5 24 10 2008 15:56

Et dire que je vais sur mes 25 ans, et que ma mémoire me fait déjà défaut…Abuserai-je des drogues (douces évidemment) ? Ou est ce que je deviens tout simplement…plus vieille ? Quoiqu’il en soit, je ne me souvenais pas avoir déjà lu « Voyage au bout de la nuit » de Céline. Je ne m’en suis rendue compte qu’une fois les trois-quarts du roman dévorés. Certes, l’histoire me disait vaguement quelque chose…mais sans plus.

 

Résumé de Voyage au bout de la nuit, de Louis Ferdinand Céline, donc.

 

A la terrasse d’un café, à Paris, en 1914, au passage d’un régiment, Ferdinand Bardamu, décide sur un coup de tète, par défi ou  désœuvrement, de s’engager immédiatement dans l’armée et de s’en aller combattre les Allemands. L’euphorie première passée, il regrette amèrement sa décision : la guerre n’est pas si drôle, ni si héroïque et Ferdinand ne comprend pas pourquoi il devrait tirer sur les Allemands, qui après tout « ne lui ont rien fait, à lui ». Prenant conscience de l’horreur de la guerre, et de sa propre lâcheté, Ferdinand prend peur. Lors d’une mission de reconnaissance, il rencontre pour la première fois Robinson, un réserviste qui tente de déserter. Ils essaient de s’associer dans ce but, mais leur tentative échoue. Suite à une blessure, Ferdinand retourne à Paris, dans un hôpital militaire où il restera quelques temps.

 

Réformé, sans le sou, ayant subi coup sur coup deux défaites sentimentales, il décide de partir aux colonies, et s’embarque sur un bateau à destination de l’Afrique. Une fois sur place, écrasé par la chaleur étouffante, méprisé par la société miniature qui peuple la colonie, il est finalement envoyé en mission au fin fond de la foret où il a la surprise de retrouver…Robinson, qui est l’homme qu’il doit remplacer à Topo. Malade, fiévreux et délirant, Ferdinand est placé à son insu sur une galère espagnole en destination de l’Amérique.

 

Une fois aux Etats-Unis, la reconnexion avec la civilisation est rude pour Ferdinand. Il trouve un emploi à la chaine chez Ford, où le bruit des machines et la fièvre dont il souffre toujours le rendent presque fou. Heureusement il rencontre Molly, prostituée au grand cœur, qui l’aide et le soutient.

Malgré la proposition de sa généreuse amie, Ferdinand n’est pas heureux en Amérique. Il repart donc pour Paris, pour y étudier et faire, enfin, « sa vie ».

 

Je ne peux pas résumer toutes les aventures de Ferdinand Bardamu, de Robinson et des autres…sans vous dévoiler l’intégralité du roman. Je m’arrêterai donc à son retour à Paris, laissant à votre curiosité le soin de vous faire ouvrir ce livre.

 

Pendant plus de 600 pages, le lecteur est transporté de misère en médiocrité, et d’absurdité en horreur.

C’est…spécial, original et intéressant. Rien que le vocabulaire et le style valent le coup. Cependant, je ne suis pas bouleversée par Voyage au bout de la Nuit.

Peut être que je n’ai pas tout compris, ce ne serait pas la première fois !  Je vous le conseille tout de même : à lire donc, au moins une fois.

 

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Lundi 20 octobre 2008 1 20 10 2008 15:02

J’ai lu il y a quelques années (déjà !) « Belle du Seigneur » d’Albert Cohen.  J’avoue m’y être reprise à plusieurs fois, car le style d’écriture m’avait dérouté.  Cette lecture achevée, j’ai longtemps pensé à ses personnages, au pataud Adrien, à cette Ariane déjantée et poétique à la fois et surtout à Solal, qui revêt dans mon imagination l’habit d’un prince charmant moderne.

Belle du Seigneur est un roman qui a marqué ma vie de lectrice : difficile à lire et à comprendre, j’ai éprouvé pourtant un grand plaisir à me plonger dans cet univers exceptionnel et fabuleux. 

 

Je retrouve Albert Cohen avec « Le Livre de ma Mère », un roman très différent, tant par le style que par le contenu.  Ce livre, écrit par l’auteur en hommage à sa mère récemment défunte est d’une poésie bouleversante.

Une centaine de pages en hommage à cette sainte mère, femme admirablement dévouée, qui ne vit que pour son fils et à travers lui. De souvenirs d’enfance en description des manies de cette petite vieille adorable, l’auteur nous dépeint celle qui l’a mis au monde, celle qui était fière de lui, quoiqu’il fasse, au-delà de toute mesure.

L’amour  est partout dans ce livre. La culpabilité aussi : l’auteur se rappelle de situations, et d’événements où l’égoïste de fils qu’il est s’est mal conduit envers cette mère si parfaite. Il regrette tant de n’avoir pas été pour sa mère aussi bon qu’elle ne l’a été pour lui. Il voudrait maintenant remonter le temps, et entrainer le lecteur avec lui, glissant sur des mots magnifiques, des tournures de phrases émouvantes.

On referme « Le livre de ma mère », rempli de tendresse et d’admiration pour cette femme, qui n’a jamais su qu’aimer totalement, absolument, jusqu’à l’abnégation,  son mari et son fils, les deux soleils de sa vie.

 

A lire, à prêter à sa mère, à ses enfants. Un magnifique moment.

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Mardi 26 août 2008 2 26 08 2008 14:10

Je me suis décidée hier à refaire une commande sur mon bouquiniste du net préféré : www.livrenpoche.com et ce, malgré l’état pitoyable de mon compte bancaire. Je dois maintenant attendre 48 heures que mon carton de livres arrive dans ma boite aux lettres. D’ici là, je suis à sec. J’ai donc fouillé dans ma bibliothèque pour trouver un livre non lu : sans succès. J’ai failli relire un Giono, ou l’Œuvre de Zola, lorsque mon regard s’est porté sur l’étagère consacrée aux livres de mon chéri-colocataire.

 

Mon amoureux n’est pas un grand lecteur, cependant il a quand même en sa possession quelques bouquins ésotériques/philosophiques/subversifs. Pas trop mon style de livres, moi qui ne jure que par les belles histoires…L’Alchimiste de Coelho me faisait pourtant de l’œil. Je décidais d’accepter son invitation.

 

J’ai lu ce roman il y a à peu près cinq ans je crois, sur le conseil d’une amie.

Au risque de me répéter, je ne suis pas très branchée philosophie ; ce que j’attends d’un livre, c’est une porte ouverte sur un voyage, un style de vie, une aventure. Je ne me rappelais vraiment rien de ce petit roman, que j’ai redécouvert avec un plaisir en demi-teinte.

 

Résumé :

 

Santiago est un jeune berger, vivant dans le sud de l’Andalousie. Promis à un brillant avenir de séminariste, il décide de suivre son rêve de voyage et devient alors berger. Il parcourt les montagnes et les pâturages de la région, en compagnie de ses fidèles brebis, et mène une vie paisible.

 

La répétition d’un rêve le pousse à se lancer à la poursuite de sa « Légende Personnelle ». Selon l’auteur, chacun d’entre nous devrait écouter son cœur et poursuivre sa quête spirituelle qui mène à la vérité. Voilà donc Santiago parti à la recherche de Son trésor, situé près des Pyramides, afin d’accomplir sa Légende Personnelle. Il vivra un long et enrichissant voyage, au cours duquel il fera des rencontres décisives et qui le mèneront finalement à son but ultime.



 

Commentaire :

 

De très belles phrases à méditer…mais bon. Rien de transcendant non plus.

Peut être mon coté « terre à terre » m’empêche-t-il d’être emportée par ce roman, qui a pourtant révolutionné la vie de millions de lecteurs (!!).

A moins que je ne sois tout simplement allergique à tout ce que tout le monde aime. Je me souviens avoir été déçue par Amélie Poulain, par le Da Vinci Code, par les Gavalda (berk !!) et consorts.

Peut être que je déteste, par esprit de contradiction, toutes les œuvres adulées par la masse.

En tous cas , l’Alchimiste….bof. C’est joli, oui, mais ça ne change pas ma vie.

Note : 5.5/10

 

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